Derniers commentaires

Amis

 
LzAvMDAwLzA3Mi8wMDAwMDcy
LzAvMDAwLzA1NC8wMDAwMDU0
LzAvMDAwLzExMC8wMDAwMTEw
LzAvMDAwLzAzNS8wMDAwMDM1
LzAvMDAwLzAxMy8wMDAwMDEz
LzAvMDAwLzA4MC8wMDAwMDgw
LzAvMDAwLzA2Ny8wMDAwMDY3
LzAvMDAwLzEwMC8wMDAwMTAw
LzAvMDAwLzA0MS8wMDAwMDQx
LzAvMDAwLzAxMy8wMDAwMDEz
LzAvMDAwLzAyNC8wMDAwMDI0
LzAvMDAwLzA4My8wMDAwMDgz
 

Statistiques

lolz

 
 

Cette nuit...

30 avril 2009 11:07
 
 

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais l'Amiral Adama, et que je devais empêcher l'équipe rouge de pénétrer dans la base au sol, avec l'aide de mes soldats qui n'étaient autre que mes ancien camarades de primaire.


Cette nuit j'ai aussi rêvé qu'il y avait une menace nucléaire imminente sur la France. Je décide donc de partir en précipitation de Bordeaux, qui me semble être une cible logique, et pars me réfugier dans le Lot-et-Garonne, chez mes cousins. J'effectue le trajet à pied au départ, jusqu'à 40 kilomètres où, dans la campagne profonde (comprendre moulins transformés en poteau électriques et boulangeries désafectées), je décide de voler un camion. Chose faite, j'utilise mes skill d'heures de conduite pour trouver "Foisses" le village en question. Je reçois un appel de ma mère qui me dit qu'elle est elle aussi en route pour se réfugier chez mes cousins. Le trajet continue et je suis bientôt contraint de voler de quoi boire et manger sur ma route, dans des magasins qui sont des étals sous des fermes tenus par des vieilles qui parlent occitan. Après divers égarements, virages, et trajets improbables (durant un temps extrêmement long dans mon rêve), j'arrive enfin chez mes cousins suivi de près par ma mère. Ceux-ci me mettent en garde contre la discothèque installée dans un bâtiment en ruine à côté qui abrite des vieux qui se masturbent. Quelques heures plus tard, alors que les fantassins Iraniens arrivent pour occuper le village (occuper le Lot-et-Garonne est important stratégiquement et ne prend que quelques heures à mettre en place depuis le moyen-orient), j'organise la résistance. Retrouvant quelques fusils de chasse derrière un ferme abandonnée, parmis une cinquantaine de canettes de bières vides, je les confie aux villageois et prépare l'accueil des Iraniens. Quelques échanges de coup de feu plus tard, je récupère les armes, cache les corps dans la brousaille, et me réveille brutalement en me demandant encore une fois "quoi l'encule ?!".

Humeur: Vrombissant

 
 

Petit cours rapide de philosophie politique aujourd'hui. Il me semblait important de souligner ce qu'est la démocratie à l'époque où on la scande à tout va et où elle sert de prétexte pour justifier n'importe quoi (cf les AG, parodie ultime). Je passerai sur le fonctionnement théorique de la chose que tout le monde connait par coeur, et m'attarderait plutôt sur ses subtilités.

Première erreur : Le droit de vote, c'est la liberté.

C'est élémentaire : vous choisissez parmi une liste restreinte de personnes lequel sera votre réprésentant. Et le principe même de la représentation est de déléguer à quelqu'un d'autre la prise de décision concernant certains sujets. Ainsi, puisque chaque individu est unique et a ses propres valeurs et motivations, il va de soi que personne ne peut être assuré qu'un représentant qui défend les mêmes position que lui à un moment donné le fait pour les même raisons, et défendra à l'avenir la même exacte position que la nôtre. Les programmes sont inutiles même en cas d'adhérence totale avec le candidat sur tous les sujets, ce qui est loin d'être la norme. En somme, l'acte de voter est l'expression même du refus de liberté et de responsabilité, que l'on délègue sur une tierse personne. "Il est toujours possible de se présenter" me diriez-vous, ce qui est une grossière erreur puisqu'en cas d'échec je ne vois pas pourquoi il serait légitime d'être tenu d'abandonner sa liberté et sa responsabilité à quelqu'un, où en cas de victoire, de prendre des décision au nom de tous ceux qui n'ont pas choisi de nous confier leur liberté de choix.

Deuxième erreur : La démocratie est le système le plus juste.
Pas nécessairement : ça ne suffit pas. Il y a deux facteurs principaux pour déterminer la liberté d'un peuple : le mode de désignation de ses représentants (du bon vieux système héréditaire à l'anarchie, où chacun ne représente que lui-même), et le pouvoir qui leur est confié, ce dernier étant certainement l'élément le plus important. Deux exemples : celui du Monarque décoratif aux pouvoirs nuls comme garantis par une constitution ; et un Président élu au suffrige universel direct qui a tout pouvoir d'intervention dans tous les domaines et en use. Dans un cas vous avez une monarchie et un peuple libre, dans l'autre une démocratie cauchemardesque. Je vous laisse comparer avec la réalité.

De la nécessité d'une limitation drastique du pouvoir de nos représentants.
Imaginez la tenue d'un référendum pour rétablir la peine de mort dans le cadre de crimes moraux graves tels que le viol avec inceste. En cas de victoire du OUI, la démocratie autorise de fait la mise à mort des coupables désignés par la justice. Celà rend-t-il la décision légitime, ou juste ? J'en doute. Si un référendum national décide de la saisie de tous vos bien et de votre pendaison immédiate, celà restera inique, injuste, et illégitime. Ca sera décidé démocratiquement, mais ça restera un crime.
Ainsi, les étudiants qui se réunissent en Assemblée Générale pour décider du blocage des facultés et donc de priver ceux qui ne l'ont pas décidé de leur liberté d'étudier, quel que soit le mode de scrutin (main levée, secret) ou le nombre de participants, n'en demeurent pas moins coupables d'atteinte à la liberté. En réalité, quel que soit le moyen de la prise de décision, il y a une nécessité de réduire la possibilité d'application de celle-ci de manière légale, si possible (à mon avis) constitutionnelle. Sans quoi nous rentrons dans ce que Toqueville dénonçait comme étant la "dictature de la majorité".


La démocratie est une conséquence de la liberté. Un peuple qui cherche à être libre veillera au maintien d'un système de représentation juste pour les décisions qu'il estime être du ressort de l'Etat. Mais la démocratie n'est pas une cause de la liberté : elle ne garantit pas le maintien de cet état et peut, sans même élire un dicateur qui la supprimera, basculer dans le totalitarisme, et régire chaque petit élément de la vie de tout le monde. C'est ce qu'on risque en autorisant l'intervention de l'Etat dans l'économie, la morale, la famille, etc. A bons entendeurs...

Fin du petit cours rapide.

Humeur: Vrombissant