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Je déteste twitter

24 août 2009 00:38
 
 

Twitter est merveilleux en ce sens qu'il réussi à condenser le pire du pire de la sordide bêtise de tous vos contacts sur deux lignes. Ce que je dis n'est pas nouveau, mais contrairement aux vieux briscards de la râlerie, je n'ai pas la schyzophrénie d'oser m'inscrire sur la chose, tant je suis sincèrement et profondément pris de nausées, comme lorsque j'assiste aux déballement de vie privée jusqu'à l'overdose des satuts facebook. Depuis quelques semaines et ma découverte du bouton magique "hide", je ne vois plus 95% de mes contacts. Twitter correspondrait finalement au pire de facebook, sans la possibilité de faire autrement que de subir heure par heure les derniers rapports sur l'évolution de la crasse bêtise de vos camarades, qui ne peuvent plus vraiment prétendre au titre d'ami depuis leur dernier commentaire sur le parti socialiste, leur vacances, ou leur stage.

Ainsi, de plus en plus, l'étouffante présence d'autrui qui s'impose à moi sur internet comme dans "la vie quotidienne" (faisons comme si les deux concepts étaient opposés) devient un facteur de nausée, de dégoût, d'irritabilité ; en un mot de mysanthopie. Supporter les polos pastel et ces horribles choucroutes garnies à mèche posées comme un poulpe mort sur la tête des utilisateurs du tram ou devoir lire les fautes de Français façon Bled Orthographe CE1 sur n'importe quel facebook, twitter, ou shitter : du pareil au même.

La magie d'Internet a disparu, en ce que le rapprochement de chaque être humain d'un autre a substitué au "village monde" des débuts enthousiastes le métro dégueulasse et ses odeurs de transpiration. Le fatidique moment où on est tellement proche de chaque être humain qu'on peut sentir son cul, ses aisselles, et accidentellement toucher sa main ou son bros bide en essayant de sortir.

Je sais pas vous mais moi je préfère marcher.

Humeur: Vrombissant

Voilà

19 juin 2009 17:37
 
 

Ca y est, le verdict est tombé. Selon le psychiatre que je vois depuis octobre dernier, je souffre de "phobie sociale", et quand je lis la description qu'en donne wikipédia, je ne peux que tomber d'accord.

C'est ce qui explique les crises d'angoisse (ou crises de panique) pendant les heures de conduite, le défi que constitue certaines actions banales de la vie de tous les jours (aller chercher le pain, demander un renseignement, etc), la transpiration et le sentiment de malaise dans les transports en commun... et probablement une partie de mon échec à la fac.

Pouvoir mettre un nom sur ce qui me bloque depuis toujours, c'est un vrai soulagement. Même si je sais que ça reste un combat que je mène seul puisqu'il se heurte à la totale incompréhension des proches, car généralement, ceux-ci ne peuvent pas se rendre compte du handicap puisque leur simple présence désamorce la phobie. De même, la phobie n'est déclenchée que dans certaines conditions précises et c'est probablement ce qui fait que je suis capable de me sentir en confiance dans certains lieux publics (la fnac par exemple), mais à l'inverse profondément mal à l'aise dans d'autres en l'absence d'un ami (concerts, bars, magasins de vêtement - y aller seul est inenvisageable et je n'en ai d'ailleurs jamais fait l'expérience).

Maintenant le plus dur reste à faire : je suis à nouveau sous anti-dépresseurs puisque la phobie sociale ré-amorce l'anxiété et donc la dépression (dose de cheval, c'est le retour des zombies somnolents - yawn of the dead), et je dois prendre rendez-vous avec un psy spécialisé sur le sujet, pour avoir une nouvelle psychothérapie comportementale, et une thérapie de groupe (su -per). La bonne nouvelle dans tout ça c'est qu'au bout du compte je serai peut-être apte à aborder une virée solitaire en ville sans stresser, transpirer, et avoir peur ; et éventuellement, qui sait ? à reprendre des études à mon niveau.

Humeur: Vrombissant