En passant
"Qui trop embrasse mal étreint"
1. A vouloir tout comprendre, on ne comprend rien. Il faut isoler les notions pour les saisir avec précision.
2. Les pétasses sont des mauvais coups.
"Qui trop embrasse mal étreint"
1. A vouloir tout comprendre, on ne comprend rien. Il faut isoler les notions pour les saisir avec précision.
2. Les pétasses sont des mauvais coups.
Cette année, j'ai mis le doigt sur un problème majeur. A la fois grâce à la philosophie et aux rendez-vous chez le psychiatre, j'ai pu prendre conscience du rapport particulier que j'ai avec mon corps. Et mieux encore, de ce problème là, j'ai réalisé que découlait logiquement tous les problèmes de phobie sociale, de misanthropie, ou autre. Je ne suis pas en train de dire que je suis moche et que j'ai peur que les gens me jugent comme on pourrait s'y attendre à force de supporter la connerie ambiante des émissions de télé voyeuristes sur les gros ou les moches ou les cons. Non.
Le problème est cependant un problème classique de la philosophie. Le problème de l'âme et du corps, de l'esprit qui aspire à la connaissance, à la quiétude, qui cherche à se concentrer sur un objet et qui, inévitablement, est interrompu, irrité, ennuyé par ce corps matériel qui a besoin de boire, de manger, de faire caca, qui tombe malade, etc. Interminables nuisances. Ah, qu'il serait bon d'être un esprit flottant sur le monde, libre de toutes tentations sexuelles, gastronomiques ; superficielles ! Car ce problème, quand on a une colopathie fonctionnelle et qu'on est sans cesse ramené à la dure réalité de la froide cuvette, se fait omniprésent.
Alors rejet du corps, dégoût de soi, distanciation, irritation, frustration. Et ce tram bondé, chargé de vues immondes, de sons violents, d'odeurs nauséabondes, c'est la perception qui se fait viol, l'intimité agressée, le corps sans cesse transpercé de ces sensations irritantes qu'il est impossible de refuser.
La ligne que je trace ici, c'est cette explication du malaise social par le rejet de la corporéité. S'en sortir, ça serait accepter que je ne peux être pur esprit, que mon corps est accès au monde sensible (sans lui pas de connaissance), et que tout l'être matériel n'est pas souffrance. Dure tâche, quand on voit vos gueules (non, je déconne). Ou, carrément, devenir moniste, un monde unique, une séparation purement arbitraire entre esprit et corps qui n'a pas lieu d'être ? J'ai du mal à me convaincre. Mais, le problème identifié, c'est la solution qui pointe le bout de son nez.
1 commentaire à cet article.
lol