j'ai envie d'écrire et je n'ai rien à dire
Je connais le rideau de ma voisine presque aussi bien que le mur de mon puits de jour. Je connais cette odeur de pâtes au fromage qui stagne dans l'appartement (car on en revient toujours aux pâtes au fromage, la clef de voûte de l'Univers), comme je connais formidablement bien la crasse et les loulous qui s'accumulent ou s'amoncellent dans la cuisine ou le couloir. Par contre, là, la syntaxe claire c'est carrément pas mon truc.
J'aime pas cette espèce de phase transitoire entre celle où j'emmagasine et celle où j'écris, ce brouillard intérieur où mes mots se prennent et se perdent, où j'ai l'impression que chaque terme bute sur quinze murs d'incertitude avant de sortir pour faire une phrase. Il en résulte ce phrasé lourd et hésitant qui s'exprime ici à travers mes doigts ou ailleurs à travers ma bouche. C'est incroyablement chiantasmaguantesquorifigamagorique (repeat, please).
Bref dans tout ça, il y a bien une pensée qui ressort timidement, qui attend le lieu adéquat pour éclore (encore). Who knows what tomorrow will bring...
4 commentaires à cet article.
pas lu non plus
Gruyère ou parmesan ?
Les deux quand j'ai des sous. Sinon gruyère.
(et venant de toi, j'ai cru que c'était une métaphore politique sur le vote de demain)
Des pâteuh des pâteuh, OUI MAIS DES PANZANIS.