Pas de titre
La colocation me replonge, mélancolique, dans mes tendres années de lycée, avec dans le rôle des parents mes amis. Perversion délicieuse ! Je me retrouve à arracher les photos sur les murs et à pleurer dans mon lit, pour finir par me consoler sur mon blog. Passer ses journées dans sa chambre parce brrr, dans le salon c'est la vie avec les autres gens, une sensation que je n'avais pas eu le loisir d'éprouver depuis trois ans. Définitivement du mal à accepter de partager les zones sombres de ma personnalité avec le copaing aigri, madame-morale et sifflements, ou la nazie des poils dans laquelle j'ai eu le loisir estival de fourrer mon kiki. Les relations se compliquent, je préfère fermer ma porte que de devoir rendre des comptes ou supporter les critiques. Après la période destructrice de ces deux derniers mois je bave mon cocon, en espérant que le printemps va ramener son petit cul le plus vite possible. Et comme destination, l'ailleurs, la Terre Promise, idéalisée, où j'espère voleter de projet en projet.
Définitivement s'il me faut quelque chose pour briser mon ennui et la spirale infernale de l'agressivité qui me pousse à faire payer la tristesse que j'éprouve à tous les gens qui n'y peuvent rien, c'est de l'air frais, un voyage, de l'espace, des amis, quelques enlassades et une trame dramatique qui mirage le bonheur, de sorte que je trouve à étaler ailleurs un tout bien trop précieux pour être écrit ici. Pour celà, il faut des rencontres, des nouveaux visages, des pages vierges à remplir ; pour celà il faut sortir de ma chambre et partir.
1 commentaire à cet article.
Oui.