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lolz

 
 

Ta race les caudillos

31 janvier 2008 18:11
 
 

Première journée de cours depuis un an. Rappel des faits :
2005, obtention d'un bac L à Toulouse,
2005-2006 validation d'un semestre d'Histoire à Bordeaux,
2006-2007, entrée en seconde année de force avec un semestre à rattraper, décrochage,
et 2007-2008, reprise des cours du second semestre de première année.

Donc, on récapitule, un an sans cours, et deux ans d'écart avec mon premier semestre. Autant vous dire que le choc est rude, d'autant que j'ai misé gros sur cette validation (disons-le, une tentative d'entrée en IEP, une déménagement à Paris, et toute mon estime personnelle).

Bref, première journée le coeur lourd, TD d'Histoire contemporaine sur l'Amérique Latine (les lecteurs avertis sauront que le sujet me tient particulièrement à coeur comme en témoigne mon 5/20 au bac LV2), avec un prof différent qui tient le même discours qu'il y a deux ans (blabla l'Amérique Latine démocratie curieuse, modèle, blabla social, blabla recette économiques, blabla métissage, blabla caudillos). Dans une classe morte, où tout le monde connaît tout le monde. Ça tombe bien, j'ai pas envie de me faire des amis. On reprend la même vingtaine de pays, le même siècle, et on recommence, il faudra tout savoir, tout synthétiser, du réseau de chemin de fer à la production minière en passant par les coups d'Etat, bref du bon gros par coeur indigeste mâtiné de "regardez, c'est une belle leçon pour l'Europe de demain". 2h30 de cours.

L'aprèm, Economie. Ou plutôt, Histoire de l'Economie. Dans la classe qui attend un prof en retard, un gros bouffon arriéré parle fort de sa voix fluette, déambule, marche sur les tables pour ouvrir les fenêtres, et s'arrange pour sortir ses petites vannes pas marrantes, une vraie tête à claque à qui je n'hésite pas une seule seconde à adresser un regard froid et méprisant qui crie "pauvre merde". C'est mon petit côté philanthropique. Le crétin assis, le prof entre, mystique, avec sa petite aura Dark-moche, ses cheveux longs et gras et son regard vers l'infini, des phrases sarcastiques avec un ton pince sans-rire, parfois pertinentes d'autres fois so franchouille, des remarques sur le libéralisme (que, je rappelle, il est de bon ton de vouloir accepter, mais régulé). Cool. Il nous parle de la vie pendant une heure avant de démarrer le cours à la vas-y Franky, c'est bon, de toutes façons vous aurez le cours magistral.


Bref en dehors de cette chronologie de la journée totalement inintéressante, domine le sentiment qu'il va falloir que je lutte et lutte encore pour tenter de réfréner mon dégoût abject de l'apprentissage en université. Assis sur cette chaise dans cette salle taguée de slogans anargauchistes, je ne peux m'empêcher de penser que je perds mon temps une année de plus (la troisième, je suis long à la détente), que de toutes façons à la fin, diplôme ou pas, je serai au chômage, et en plus j'aurais appris que de la merde, que ces cours m'empêchent de lire ce que je veux, voire de travailler et de gagner de l'argent. J'attends d'emmagasiner assez de dégoût, peut-être.

Humeur: Blasé

4 commentaires à cet article.

LzAvMDAwLzAyMS8wMDAwMDIx~Blèh | 31/01/2008

Et en bonus bug, les corrections orthographiques de Firefox.

LzAvMDAwLzAzOC8wMDAwMDM4~pankkake | 31/01/2008

C'est parce que tu ne mets pas d'accents aux majuscules, du genre "ENCULÉ".
Tiens, c'est assez formidable de voir que "régulé" n'est pas un mot connu des vrais dictionnaires, c'est bien un mot inventé par ses politiques (je suis sûr d'avoir déjà fait la remarque une fois).

LzAvMDAwLzA4Ny8wMDAwMDg3~FLM | 01/02/2008

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LzAvMDAwLzA4MC8wMDAwMDgw~Tamiflu | 01/02/2008

Tamayre, viens à Paris, on est ethnocentristes et on étudie pas l'Amérique du Sud du XXe siècle.
Et en plus y'a des bonnasses en amphi.