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lolz

 
 

Pas de titre

19 avril 2009 21:36
 
 

Les pensées qui se précipitent, la respiration incontrôlable qui s'accélère, par grands à-coups. Les picotements dans les membres, l'auriculaire se replie, se crispe, la main tétanisée, incontrôlable. Les larmes et la tête qui tourne... les pensées noires... la conduite réveille les vieux monstres d'enfance.

Huit mois sans crise, les compteurs sont maintenant à zéro. J'aimerais savoir pourquoi, parmi toutes les tares, j'ai tiré celles-là, cellent qui touchent mon cerveau, m'obligent à revoir mes ambitions à la baisse, me font douter de moi. Pourquoi j'ai si peur de sortir, de croiser des gens, de parler à la dame. Pourquoi j'ai développé des troubles obsessionnels compulsifs, pourquoi je réagis si mal à la précipitation, pourquoi petit j'avais peur du ski, du vélo, de la vitesse, du contrôle. Peur à ne plus pouvoir respirer.

Je me sens toujours étranger, dans un monde bâti pour l'autre auquel je dois m'adapter, répéter dans ma tête ce que je vais dire quand la personne va décrocher le téléphone, me forcer à faire les choses rapidement, méthodiquement, comme si de rien n'était alors qu'au fond je suis mort de trouille et je ne comprend pas. Ces questions qui me hantent, les "qui suis-je" de l'adolescence irrésolus que je tasse au fond à droite, la destinée manifeste à laquelle j'aspire, toutes les grandes choses dont je me sens capable et qui butent, irrémédiablement, contre le mur de mes angoisses et phobies maladives.

Ceux qui réussissent à vivre ne sauront jamais ce qu'est le courage d'aller chercher le pain ou de décrocher le téléphone, celui d'absorber les critiques en pensant qu'on est à part parce qu'on est meilleur, puis douter de l'explication facile et envisager l'impossible, poignarder l'enfant et s'avouer bon à rien, vaincu, pour revivre le lendemain chargé d'optimisme et buter à nouveau physiquement sur une crise d'angoisse, parce qu'elles ne se dominent pas. Par à-coups, lâcheté courageuse, j'avance.



Mais sinon, j'ai pas trop trop envie d'aller à l'école de conduite, demain.

Humeur: Vrombissant

2 commentaires à cet article.

Panda~Klaims | 20/04/2009

Des pensées pour toi...

LzAvMDAwLzA4OC8wMDAwMDg4~geo2jaim pro | 20/04/2009

Les réponses sont sans doute à chercher plus dans ta petite enfance que dans l'adolescence. Tu as vraisemblablement manqué des encouragements de proches bienveillants et aimants. Je te souhaite en tout cas de trouver des réponses. Tu me sembles avoir de grandes qualités et une vraie souffrance. Si ce n'est fait engage une thérapie. Mes pensées amicales t'accompagnent en ce jour.